Avenir et brouillage

L'avenir


L’avenir est un miroir sans glace.
Xavier Forneret

 

Les amis de l’hiver

Les amis de l'hiver

L’hiver n’a pas beaucoup d’amis ; que lui importe? Il a ses rigueurs
Anne Barratin – Chemin Faisant, p. 127, Lemerre, Paris, l894

 

Les vieux

Les vieux

L’absence est d’une incommensurable cruauté

 

Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un cœoeur pour deux
Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antan
Que l'on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps
Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier
Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends

Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter
Les vieux ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit
Et s'ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide
Et le temps d'un sanglot, oublier toute une heure la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend

Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent par la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend

Jacques Brel

Jour d’hiver

Jour d'hiver

Pourquoi le bleu symbolise-t-il le froid? Mystère de la nature

 

« La mémoire oubliée »

La mémoire oubliée

La mémoire de la plupart des hommes est un cimetière abandonné, où gisent sans honneurs des morts qu’ils ont cessé de chérir
Marguerite Yourcenar

 

Un enfant dans la froidure du jour?

La bonne humeur

La bonne humeur n’a que faire de la froidure du jour

Aux frontières de l’Inconnu

Reflets de vie

Qu’est-ce que la beauté, ou la charité, ou l’art, ou l’amour, ou Dieu ?
Nous piétinerons éternellement aux frontières de l’Inconnu, cherchant à comprendre
ce qui restera toujours incompréhensible. Et c’est précisément cela qui fait de nous des hommes
.
Isaac Asimov – Les cavernes d’acier – (trad. Jacques Brécart), éd. J’ai Lu, 1975 (ISBN 2-277-12404-4), p. 305