Bel oiseau, vois-tu le printemps?

Bel oiseau, vois-tu le printemps

Tu as des ailes pour fuir. Je n’ai que le rêve pour fuir

 

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Vous qui passez lentement sous ma fenêtre

Vous qui lentement passez sous ma fenêtre

Au crépuscule avancé du jour, vous ne m’avez point vu.

 

Sous le réverbère

Sous le réverbère

Le fil du cerf-volant –
dans le ciel il se noie
sur le doigt il se voit

(Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.39, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)

 

Le musicien du jour

Le musicien du jour

La musique c’est la négation des phrases, la musique c’est l’anti-mot !
Milan Kundera (L’insoutenable légèreté de l’être, trad. François Kérel, p.139, Folio n°2077)

 

Objets et souvenirs

Souvenirs

La manie de la collection n’est-elle pas une tentative pour conserver quelque chose de l’enfance ?
Quelque chose qui serait lié à des souvenirs qu’on refuse de laisser s’enfuir et que l’on cultive sans cesse par le biais de cette manie ?

Arnaldur Indridason (La Voix, trad. Éric Boury , p.239, Seuil/Policier P1831, 2007)

 

Le livre

Le livre

L’idéal quand on lit, c’est de tout oublier.
Savoir que dans un livre se trouve un ton, qu’on va être étonné, émerveillé, ému à coup sûr, qu’on va sourire,
qu’on va connaître un plaisir sans retenue.
Le savoir pendant des années, se retenir d’aller vérifier, puis un jour risquer un œil, pour voir.
Et ne pas être déçu. La grande joie qui nous emplit, que n’a certes pas connue l’auteur du livre
.

Gilles Archambault (Les plaisirs de la mélancolie, p.102, Éd. Boréal, 1994)

Poésie d’hiver

Poésie d'hiver

Que le vent âpre et rude mord
Comme font les chèvres grimpantes.
Et les arbres silencieux
Que toute cette neige isole
Ont cessé de se faire entre eux
Leurs confidences bénévoles
.
Anna de Noailles, Le cœur innombrable