Poésie d’hiver

Poésie d'hiver

Que le vent âpre et rude mord
Comme font les chèvres grimpantes.
Et les arbres silencieux
Que toute cette neige isole
Ont cessé de se faire entre eux
Leurs confidences bénévoles
.
Anna de Noailles, Le cœur innombrable

 

Des saisons pour les mots

Les mots pour le dire

« La langue a ses floraisons et ses hivers. Il y a des styles nus comme des squelettes d’arbres
puis arrive le style fleuri de l’école du feuillage du touffu du broussailleux.
Puis il faut les émonder
»
Jules Renard – Journal, 12 septembre 1901

Le savoir virtuel

Le savoir virtuel

« Nous vivons chaque jour dans des environnements virtuels définis par nos idées »
Michael Crichton

 

La neige est un poème

La neige est un poème

La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers.
Ce poème vient de la bouche du ciel, de la main de Dieu. Il porte un nom.
Un nom d’une blancheur éclatante. Neige
(Maxence Fermine – Neige) )

 

Comme une ère de glaciation

Le froid intense de l'hiver

Heureux ceux qui conservent jusqu’à l’hiver quelque cigale dans le cœur et dans la voix !
Anne Barratin – Chemin faisant, p.6, (Ed. Lemerre, Paris, 1894)

 

Un bonheur à découvrir

Un bonheur à découvrir

Les montagnes ne vivent que de l’amour des hommes.
Là où les habitations, puis les arbres, puis l’herbe s’épuisent, naît le royaume stérile, sauvage, minéral ; 
cependant, dans sa pauvreté extrême, dans sa nudité totale, il dispense une richesse qui n’a pas de prix : 
le bonheur que l’on découvre dans les yeux de ceux qui le fréquentent

Gaston Rébuffat

 

Lumière dans la froidure

Lumière dans la froidure

Plus émouvantes encore
à la lumière des lanternes
les prières des nuits froides

Yosa Buson (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.182, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)

 

Les couleurs de la cité

Les miroirs de la cité

Loué soit l’infini
Labyrinthe des effets et des causes,
Qui, avant de me présenter le miroir
Dans lequel je ne verrai personne ou je verrai un autre,
M’accorde la pure contemplation
D’un langage de l’aube.

Jorge Luis Borges (L’auteur et autres textes, trad. Roger Caillois, p.183, Gallimard coll. Du monde entier)

 

Froidure

Froidure

Sur la musique du silence
Dansent dansent les flocons blancs
Qui se balancent
Et qui s’en vont
Tisser une douce couverture
Pour la terre qui s’endort
Sur la musique du silence
Dansent dansent les flocons blancs
.
Jacqueline Mériot

A l’hiver en blanc

A l’hiver en blanc

A l’hiver en blanc,
Le temps se suspend,
A pas de fourmi.
A pas de géant
Tombent sur Paris
La neige et la nuit.
Pierre Coran